Asie centrale      

                  

           Carnet de voyage                                        Photos
                   

                     

Voilà , changement de programme, encore un des privilèges de notre liberté provisoire : changer de cap au gré des rencontres , du climat et du reste . Nous avons éliminé certaines destinations comme : Australie, Nouvelle Zélande, et Asie du sud-est, qui feront partie d'un éventuel futur projet . Nous voulons nous poser plus longtemps en Amérique du Sud. Passer d'Inde à l'Asie du sud- est en Avril nous aurait obligé à passer les grosses chaleurs et les moussons sur place, ce qui aurait été assez pénible . Donc une petite boucle vers le nord en traversant l'Asie Centrale puis la Sibérie afin de rejoindre Vladivostok et prendre un bateau pour le continent Américain , nous paraissait une bonne alternative.

Dernière minute: Les Russkovs nous font des Problèmes avec notre buisness Visa,et nous risquons de rester à la porte de Russie. Donc peut- être la chine

  Notre parcours :Pakistan , Afghanistan ( Jalal Abad, Kaboul, Mazar e Sharif ), Ouzbekistan ( Termiz, Samarcande, Tachkent, Ferghana Valley ) Kirghizistan ( Bishkek,Song-Köl, Issy-Köl ) Kazakstan (Almaty, Lake Kapshagaï, Taldi Korgham, Lake Balkash, Sasykhöl lake, Semey ),Russie ( Sibérie) .

Nous avons retrouvé le Pakistan avec plaisir , vu le bon souvenir qu'il nous avait laissé en venant d'Iran , mais cette fois au nord. Islamabad est une ville agréable, on ne peut pas s'y perdre, elle a été conçue par secteurs et n° de rues. C'est un rès bon endroit pour faire les visas, réviser le véhicule, bien manger, etc...                                                    

Nous sommes montés dans le cashemire Pakistanais, magnifiques montagnes, mais difficile d'accès. Très peu d'aires pour s'arrêter, à tel point que nous avons du dormir une fois sur le bas côté.

 

Après le tremblement de terre au Pakistan en 2005, beaucoup de pays ont aidé à la reconstruction de maisons. A gauche, l'aide Chinoise.        Reconnaissable isn't it ?

A droite, les séquelles visibles partout.

                     Les route sont toujours très cahotiques

            Notre Iveco a dû se tranformer en 4X4 pour passer

Après un mois au Pakistan, refusant la rançon chinoise qui consiste à vous "coller" un guide chinois, plus des taxes diverses qui vont de 800 euros à 5000 euros en fonction de la durée de votre séjour et des lieus en Chine, nous avons opté pour le transit  rapide par le nord de l'Afghanistan, épargné par les troubles qui touchent ce pays , pour arriver en Ouzbekistan.

Pas grand chose à dire sur l' Afghanistan car le transit a duré 30 heures, avec une nuit à Kaboul, entre les murs d'une prison dorée qu'est l'hotel Séréna, forteresse  cinq étoiles , parking sur-sécurisé négocié contre un repas indigeste dans un de leurs restaurants. Kaboul garde beaucoup de cicatrices des différents conflits des 20 dernières années. Malgré le retour à un régime présidentiel "libéral", les femmes sont toujours invisibles sous leur burka, peut-être l'habitude de la peur, peut-être l'instabilité du pays qui fait craindre à beaucoup un retour des Talibans après la lassitude des Américains et de leurs copains , dont les Français, peut-être tout simplement l'habitude.

Nous avons des impressions , avons ressenti certaines choses, mais nous ne sommes vraiment pas resté assez longtemps dans ce pays pour pouvoir parler objectivement de l'Afghanistan.

                            L'OUZBEKISTAN

Venant d'Afghanistan, nous avons eu droit aux fouilles et questions pendant deux bonnes heures.Une fois la frontière traversée on rentre dans un autre monde. Nous pénétrons maintenant l'univers de l'ex-URSS, paix à son âme bien trouble.

Tout change en quelques heures, en très peu de temps. La première différence qui nous saute aux yeux et qui nous impressionne c'est l'état des routes,  excellent, et leur dimensions  gigantesques, six voitures peuvent se croiser sur leurs nationales sans problème, puis des villes, là aussi hors norme, avec beaucoup de statues à la gloire de .......  Ah, grand plaisir, nous passons  presque inaperçus ,on se fond dans le paysage , ces peuples d'Asie Centrale sont très discrets et pudiques. L'Inde a laissé des traces et nous apprécions ces moments de tranquillité!

   

Première soirée en Ouzbekistan,  nous nous arrêtons pour passer la nuit devant une toute petite mosquée.  En deux temps

trois mouvements un jeune homme sympathique ( Oumit ) vient nous inviter à dormir devant sa maison. Arrivés dans le petit village devant la maison d'Oumit, nous sommes bien-sûr invités à partager leur repas. 

Samarcande, jadis, la capitale d'Asie Centrale, l'étape incontournable de la route de la soie, superbement restaurée.

Samarcande est une ville agréable, aérée aux grandes avenues tranquilles et ombragées, où l'on ressent l'histoire à chaque coin de rue. On y passe quelques jours . Nous y retrouvons par hasard notre copain Bruno et son inséparable amoureuse : Toyota. Puis Tashkent. La capitale, est des trois capitales d'Asie Centrale que nous visiterons, la plus démesurée. Boulevards dont la taille rendraitt ridicule celle des Champs- Elysées ! Immeubles-blocks dans le pur style soviétique: gigantesques, rectangulaires aux angles bien tracés, symboles de la puissance d'une nation. On a l'impression de pénétrer en territoire russe: comme dans les autres capitales, la population russe y est fortement présente . Le centre ville est moderne ,on y retrouve les marques des pays "riches" . On fait les démarches nécessaires à la suite et on fuit vers la campagne de la Ferghana Vallée .

Ancien grand lieu de production de coton de l'ère soviétique, la vallée est très fertile . Nous profitons une dernière fois des fruits sucrés et abondants . A  Margilan nous visitons une interessante usine de fabrication de la soie .

Et hop: direction la pseudo frontière kirghiz !

Dans un des ateliersla jeune tisseuse pulvérise avec sa bouche de l'eau mélangée à de la farine de maïs, pour solidifier les fils de soie . .                         

Durant notre traversée du pays, nous avons subi les chek-posts innombrables , disséminés le long de la route, significatifs du pouvoir musclé mis en place par les Russes depuis leur départ.Snana dans ces moments, a été d'une éfficacité redoutable, mettant à mal le désir visible des policiers de nous soutirer quelques dollars. De plus, dans ces pays, un touriste doit obligatoirement s'enregistrer au maximum tous les 3 jours dans un hotel, chez un particulier ou à l'Ovir ( bureau du ministère de l'intèrieur ), pour justifier de sa trace. Donc merci, mais les montagnes kirghizs nous appelent !
         LE  KIRGHIZISTAN

87 % de montagnes pour ce pays très peu peuplé. Un peu moins de la moitié de la France pour cinq million d'Habitants.L'altitude moyenne est au dessus 3000 mètres.Le rythme de la vie y est paisible, les Kirghizs sont acceuillants et discrets.  En passant la petite frontière oubliée à Namangan au sud-ouest, on est tout de suite dans le vif du sujet . Frontière est un bien grand mot : une roulotte avec deux soldats qui ne savent plus ce qu'ils font là . Le pompon, c'était lorsque nous leur avons demandé de tamponner nos visas! Leurs yeux se sont arrondis, nous ne parlions plus le même langage!! Donc nous sommes rentrés incognito au Kirghizistan.

   La montagne nous a tout de suite dévoilé sa grandeur et sa beauté, Cachant en son sein des lacs et rivières aux eaux couleurs éclatantes.

Devant de telles merveilles, la chair de poule et les larmes aux yeux s'invitent au spectacle !

 Des chevaux partout en liberté, ils ont remplacé les vaches d'Inde sur la route . C'est l'époque des naissances et toutes les juments sont accompagnées de leurs poulains : un vrai spectacle. Et on grimpe direction un plateau à 3000 mètres .

souvent couverte d'un velour vert jusqu'au sommet quelle que soit l'altitude.

     

     Nous arrivons à la belle époque et c'est un festival .     de couleurs.

 

Nous tombons sous le charme de ces montagnes . En quelques heures nous sommes à la fois au bord d'un lac aux eaux turquoises, au milieu des montagnes.

Très peu de voitures sur les routes, très peu de gens, une température idéale, un bon coktail pour une première étape.

Nous n'avons aucun problème pour trouver des endroits où bivouacer dans tous ces pays d'asie central      Aucun problème non plus pour remplir nos réservoirs d'eau, celle-ci est présente partout. C'est une des rares richesses de ce pays.

Certaines familles nomades ont installé leur yurte (tente) près des routes pour vendre leur miel délicieux et le lait de cheval dont les Kirghizs raffolent, pour nous bof !. Il aurait des propriétés nutritives et de vitalité, boire un bol de lait de jument ou kemiz ,semble etre un rite quotidien ,les gens font même des kilomètres dans la montagne pour venir le boire chez les nomades.

La piste menant au porte du paradis : le lac Songkol.
    ..                une de nos plus belles étape de montagne à 3000 m d'altitude.

 

Puis direction le Paradis : le lac de Song-Köl! C' est un lac qui se mérite, à 3000 mètres d' altitude. Des familles de nomades viennent ici pour 5 mois avec leurs troupeaux : vaches , chèvres, moutons, et bien sur leurs chevaux .

Pour y arriver, 50 kilomètres de pistes, qui longent en la remontant une rivière aux eaux pures et gorgées de poissons.

Nous avons bien essayé de taquiner la truite, mais elle est maline la coquine, et nous sommes de piètres pêcheurs. Au moins nous faisons le spectacle pour les poissons qui se réunissent sous notre nez et rigolent à grosses bulles de notre maladresse .L'autonomie totale n'est pas pour demain !!

Sur la route, les nuages chargés d'un message sombre, qui donne à la montagne une atmosphère particulière, presque inquiétante.

Nous hésitons à traverser la rivière avec notre véhicule, mais un enfant sur son âne nous précède et trace dans l'eau le chemin à suivre.

Nous choisissons notre place et installons le campement pour la semaine. La lumière est si forte que les panneaux solaires s'affolent et chargent les batteries en un rien de temps. Les animaux en tous genres, viennent voir la nouvelle grosse bebête qui vient partager leur herbe.

Bienvenue à SONGKOL !

Nous avons pu prendre quelques repas sous la yurte . Le repas commence par du sucré: bonbons , biscuits, du thé, puis vient le salé, très souvent soupe ou plov (riz frit avec oignons et carottes, parfois morceaux de viandes de mouton), et du pain , le tout accompagné de yahourt, crème fraiche ( smetana) .Le pain et le thé sont très importants dans le repas . Nous avons pu aussi faire de belles ballades à cheval, lire , écrire, chacun dans son coin et tous ensembles.

Un gros coup de coeur pour ce lieu et ses habitants d'une saison.

Sans conteste notre plus belle étape de montagne !

La famille de Rosa et Isham, nos "voisins" au lac Songkol.

           Premier endroit où les chevaux vivent en totale liberté, en

troupeau, tout en appartenant à quelqu'un.

 

Un étalon avec ses dix ou quinze juments, le même nombre de poulains , pas de cloture, les animaux sont libres et reviennent boire au lac matin et soir . Nous assistons avec grand bonheur à ce ballet incessant de troupeaux qui se croisent qui se jaugent et se respectent .

Tous les matins entre cinq et six heures la transumance matinale débute, chevaux, vaches, moutons, anes nous prenons place sur la

" terrasse" et observons, écoutons....

Que la fête commence !

   

 

                                 La Carte   _