INDIA et  NEPAL  

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Un changement radical et magique s’est opéré après la frontière Pakistanaise. L’exubérance de l’Inde saute aux yeux, avec ses champs de couleur verte, ses plantes luxuriantes, ses routes bruissantes d’hommes, de femmes, d’animaux en tout genre, de moyens de locomotions les plus divers, et de conducteurs « fous » !!  Nous sommes tous les cinq happés par un détonnant son / lumière et odeur permanent . !!  Et puis,  ENFIN :  la mixité dans les rues, les commerces, et partout . Les femmes travaillent même à construire les routes, petites mains qui transportent le sable et les cailloux, nettoyeuses laborieuses du futur macadam ....

On découvre une nouvelle forme de vie : la route ! C’est un univers en soi, un mouvement ininterrompu et constant d’humains, de machines, et d’animaux ; chacun faisant sa vie dans une  interaction fluide avec celle des autres : un symbole visuel et sonore de l’Inde .

. Beaucoup de choses sont nouvelles et plaisantes pour nos regards d’occidentaux. Mais nous découvrons aussi ce qui est pour nous le paradoxe le plus grand et le plus étonnant de l’Inde : la beauté parmi la saleté, la puanteur mêlée aux arômes délicieux des épices, la sordide pauvreté des gens et la grâce unique des indiennes en sari à la démarche dansante de reines, des paniers en suspension sur leur port altier.

Dés notre entrée en Inde, nous comprenons vite que nous allons découvrir beaucoup de choses nouvelles dans ce pays.....                        

  Notre parcours : Entrés en Inde du nord par le Pakistan, nous faisons une boucle qui descend jusqu'à la pointe sud par la côte ouest pour remonter par le centre et la côte est vers le Népal.
Nous sommes entrés en Inde par la seule frontière actuelle avec le Pakistan: Wagga border coté Pakistanais et Attari coté Indien. 30 km plus loin, dans le Punjab,

La première grande ville visitée : Amritsar et son million d’habitants,de rues encombrées de bruits, de gens, d’odeurs, de pollution, de femmes vêtues comme un jour de fête !!  Un Choc, un feu d’artifice, une fatigue, et des yeux grands ouverts de curiosité étonnée, voilà nos premiers souvenirs des grandes cités indiennes.

          A droite, le Temple d'or Sikh à Amritsar.

Ci dessous, le grandiose taj-Mahal, à Agra.

  

        

              le Taj Mahal dans toute sa splendeur          

  Comme nous ne sommes qu'à moitié amateurs de cités phagocitantes, et hop!! nous sommes passés- vite- par Amritsar, pour se poser quelques jours à Chandighar, ville unique en Inde, construite en partie par Le Corbusier, où les 2 millions d'habitants sont recouverts de verdure, et où les allées ressemblent à d'énormes boulevards des plus riches cités européennes. Puis nous avons découvert la fuite, en partant à l'assaut de Delhi où nous nous sommes perdus. C'est là que nous avons réalisé que la formule visite-métropole n'était pas la nôtre, ni celle de notre véhicule.

Bon, direction Agra, la ville du Taj-Mahal. La visite du fameux mosaulée s'impose, tant était grande la folie romantique du Shah Jahan.Folie car il a construit cette merveille en l'honneur de sa femme décédée, Messieurs allez assurez derrière ça!!!

 

 

 

Un taxi-chameau, à Agra, direction le Taj-Mahal.

          

Le nord de l’inde est très peuplé. Où que vous soyez, en ville ou bien en pleine campagne, vous n’êtes jamais seul. Lorsque nous nous arrêtons sur le bord d’une route, quelques secondes plus tard nous sommes en bonne compagnie. Quelques dizaines d’Indiens viennent nous observer, ils peuvent rester totalement immobiles, et là, nous avons l’impression d’être des acteurs involontaires de «  réality show ». Dans les lieux touristiques, les Indiens nous demandent régulièrement de poser pour leurs caméras. Le soir venu notre préoccupation est de trouver un coin vraiment tranquille ! Mais nous sommes grandement récompensés de nos quelques efforts par le spectacle grandeur Nature que nous offre ce pays.

Nous 5 devant l'une des portes du Taj-Mahal .

 En route pour Pushkar: petite ville toute particulière dans le Rajhastan, à èchelle humaine, et où toute la vie du lieu se passe autour du lac sacré. Il y règne une atmosphère à la fois paisible et énergique . C'est le rendez-vous des pélerins , les familles viennent déposer sur le lac les cendres des défunts, et une destination privilégiée pour les touristes cherchant une atmosphère décontractée aux rues piètonnes pleines de commerces . C'est ici qu'il faut acheter les superbes bijoux , les vêtements et tapis.......... à des prix très interessants. Beaucoup de commerçants européens bien informés viennent s'approvisionner ici. L'alcool et la viande y sont interdits, on y mange très bien, et très peu cher. Les vaches sont omniprésentes ainsi que les singes, un nombre impressionant de temples. C'est un condensé de l'inde hindouiste très prisée des indiens eux-mêmes. Nous y avons passé une semaine très agréable.

                      les ghats du lac de Pushkar ,

                     deux petites écolières le matin

Nous descendons petit à petit vers le sud en zigzagant: les distances sur la carte entre chaque point n'ont pas l'air importantes, mais en réalité le temps de conduite s'allonge inévitablement, vu le nombre impressionnant de routes défoncées ou en travaux, et du style de conduite " made in India ". Pour nous, L'Inde est le pays de tous les dangers sur la route. Nous sommes étonnés par le contraste si grand entre le comportement des Indiens dans la vie courante et leur attitude au volant : c'est comme si toute leur souplesse d'esprit, leur gentillesse dans le quotidien et leur respect pour la Vie, disparaissait, une fois dans leur véhicule, pour laisser place à l'inconscience et au non respect des règles !!!

GOA : la luxuriance de la végétation, l’influence coloniale portugaise jusque dans l’ apparence physique des gens et dans le style d’habitation, la prépondérance de la religion chrétienne « God bless you » . La beauté de ses plages nous a tellement tentés qu’on y a passé les 2 fêtes : de Noël et du nouvel an . Nous y avons rencontré quelques voyageurs camping-caristes d’Europe , et c’était sympa d’échanger nos expériences et nos projets .

      

     Arrêt sur une route jonchée d'arbres géants                 : les Banians.

      

                 Avec ce voyage nous grandissons

      En bonne posture devant la mer d'Arabie à Goa

    

   les vaches sont les véritables nettoyeuses de l'Inde


 

Dans le Kerala, sur la plage d'un petit village de pêcheurs, nous assistons à la vente à la criée matinale du poisson pêché la nuit. La vente se fait directement sur le sable où les pêcheurs ont exposé leurs poissons, et c'est le crieur ( photo de gauche en haut : en chemise  rayée jaune et grise) qui fait la vente aux enchères. Sur les photos de droite on peut voir des poissons Kingfish et Rockfish à la chair ferme et délicieuse, certains font plus d'un mètre de long.


 

Le rituel KAKA : Que se soit en bord de mer dans les villages de pêcheurs, où dans de petits villages,le matin, les gens se retrouvent pour déféquer tout en conversant des choses de la vie.    Etrange vision lorsque nous admirons les couleurs du matin sur la mer.

L'inde et son milliard d'habitants: Ils y sont bien, on vous le confirme, jamais seuls en Inde, et dépechez vous, car ils sont 20 millions de plus chaque année. Malgré la dimension de ce pays, presque 6 fois la France, nous n'avons pas croisé de grands espaces vierges, à part les immenses et magnifiques réserves naturelles et le désert du Rajasthan. La monnaie, comme au Népal et Pakistan est la Roupie, la Langue, l'Hindi parmi les 18 langues officielles, n'est pas facile, mais tout le monde comprend l'Anglais. Le coût de la vie est très bas pour nous, voyageurs occidentaux; un repas à cinq coûte entre 2€ et 6 € . Pour les nombreux mendiants elle doit être beaucoup plus élevée !!!!

Pour rouler en Inde, l'état des routes est très aléatoire, et les distances se comptent en temps de conduite et non plus en km.

Le Kerala. Notre coup de coeur en Inde. Cet état nous a ébloui par sa diversité. Que ce soit avec sa côte occupée par de nombreux villages de pêcheurs,avec ses nombreuses réserves naturelles, avec ses montagnes ( les plus hautes de l'Inde du sud ), ses champs de thé en altitude, ses forêts de caféiers, très bon le café!, ses épices ( la majeure partie  des épices d'Inde proviennent du Kérala), par sa grande richesse culinaire, par exemple ses bananes frites que l'on ne trouve nulle part ailleurs...., par une certaine nonchalance de ses Habitants, enfin bon vous l'aurez compris, si l'on doit vous conseiller une destination en Inde, c'est le Kérala. Attention  pas après le mois de février, il y fait trop chaud, pas avant le mois de novembre pour éviter les moussons.

Les arbres des réserves naturelles, dans la jungle, sont époustouflants, majestueux, C'est un privilège que de pouvoir les toucher, de s'assoir sur leurs racines et deviner leurs cimes cinquante metres plus haut. Les Indiens ont donné un sens au mot réserves naturelles. Chapeau-bas !

Même si nous n'avons pas vu les gros animaux de ces reserves ( Tigres, Lions, Eléphants, Rhinos... ) nous sommes heureux de voir que ces animaux ont un cadre de vie préservé. Nous croisons dans nos marches les singes, les cervidés, les nombreux oiseaux . Et puis, nous ne le savons pas encore, mais nous allons être récompensés au Népal de notre tenacité à aller dans toutes les réserves sur notre chemin.

les enfants lovés entre les racines du "Red Cotton" au bois précieux avec lequel on fait les bateaux.

                                                                 
      

Allez, pour le plaisir, quelques sourires. Langage universel, c'est des fois le seul échange que nous ayons quand le barrage de la langue est là.                    Le vrai le beau, les p'tits les grands....                                         

 

 

Le Kérala est plein de surprises. A Kollam Le propriétaire Indien d'une maison d'Hôtes vivant au Etats-Unis a fait construire une parodie de la statue de la Liberté. Haute de trente metres, elle se voit de très loin. Nous avons dormi à ses pieds l'espace d'une nuit. Que de beaux rêves !Après cela direction les montagnes car il commence à faire déja très chaud dès février.  Et là spectacle grandiose de ses montagnes généreuses. La liste des arbres, plantes, épices, fruits qui poussent ici est interminables. Bref nous quittons cet eden moins bêtes qu'en y rentrant. Nous savons maintenant comment poussent le thé, café, poivre, cardamone,curry, cannelle etc.....Nous y avons vu le plus gros fruit au monde : Le Jackfruit, 20 kg . Respect !!   à droite

     

 

Madame l'éléphante sacrée habite dans un temple où elle est choyée. tous les matins, elle descend à la rivière faire son bain. Et là, c'est une démonstration de plaisir .

Antoine s'est porté volontaire

pour le gratage matinal et il s'en est donné à coeur joie.

Nous remontons l'Inde par la route N°7 qui traverse tout le pays en son centre. A déconseiller à toute personne motorisée, route en travaux pour une décennie au moins, sans grand intérêt . Nous avons visité les grandes villes technologiques de Bengalore et d'Hyderabad, six millions d'habitants chacune.

Des villes qui ont profité de" l'explosion informatique " mais qui ont grandi très très vite. Les contrastes y sont encore plus flagrants : De beaux immeubles flambants neufs à coté d'égouts à ciel ouvert de la ville, une circulation à vous faire rigoler un Parisien, une pollution insupportable,  mais, mais , beaucoup d'arbres magnifiques, des parcs immenses...

Nous avons beaucoup aimé l'Inde. Tout était nouveau pour nous .Mais l'Inde telle que nous l'avons visitée, en véhicule, nous a fatigués .Ce qui nous a choqué au début ( le bruit, les odeurs, la promiscuité permanente des gens, la curiosité sans gêne, la saleté, l'état des routes catastrophique, à part quelques exceptions ) nous a épuisé après quelques mois. Nous quittons ce pays néanmoins très attachant, heureux de l'avoir découvert. Les Indiens, en dehors de la route, sont des gens charmants,

ce pays ne peut laisser personne indifférent.

 

                  le  NEPAL

Avec ses vingt six millions d'habitants, coincé entre deux géants que sont l'Inde et la Chine, le Népal fait figure de petit poucet dans cette région. Le pays est politiquement instable depuis quelques années, mais les touristes n'ont absolument rien à craindre. Le niveau de vie est sensiblement le même que celui de l'Inde. Le pays est divisé en deux parties bien distinctes; le Teraï, (la plaine), qui s'étend sur tout le sud, et les montagnes qui occupent la majeure partie du territoire. La capitale Kathmandou, qui était magnifique il y a vingt ans, est aujourd'hui noyée sous la pollution et le bruit.

Famille Indiana à la recherche des traces !

          Et un tigre pour la une, un !

  Et un rhino pour la deux, un

Quelques kilomètres après la frontière Ouest de Mahendranagar le contraste avec l'Inde est frappant. Plus de files de camions sur les routes, peu de villes, peu de gens. La conduite devient tout de suite moins stressante. Nous allons nous arrêter dans une réserve naturelle "Bardia National Park " que l'on conseille à tous ceux qui passent par là. Nous l'avons parcourue toute une journée à pieds et à dos d'éléphant. Un régal : Nous avons pu nous tenir à quelques mètres d'un tigre pendant de longues minutes, observer les éléphants sauvages de très près, nous faire charger par un  de ces éléphants           ( émotions garanties ) , voir une maman rhinocéros avec son nouveau né....  Bref, nous avons été comblés.

Photo prise depuis le Dos d'un éléphant en train de

s'enfuir parce que, celui ci,là, il est vraiment pas content!! Mot d'ordre: "Courage fuyons"

A Pokhara, deuxième ville du pays avec 120.000 habitants, nous préparons notre trek, trouvons un porteur pour les six kilos de croquettes de Shana, les affaires de Léna et une partie de celles d'Antoine. Nous louons le matériel qu'il nous manque. On trouve tout ici et à des prix très bas

Nous aurons chacun un sac à dos, sauf Léna.

Allez, après une semaine d'attente, le ciel nous a donné le feu vert pour démarrer le trek des Annapurnas, 14 jours dans l'Himalaya, depuis le temps qu'on révait de cette ballade familiale!.

Dès le premier jour, nous sommes dans le vif du sujet. Dénivelés d'enfer. C'est impressionnant de regarder derrière soi pour voir d'où l'on vient, et il ne faut pas trop regarder où on doit arriver en haut, le moral en prendrait un coup !

Et à notre grande surprise, Léna galope dans les montées, nous découvrons une grimpeuse.

Shana est aux Anges, encore du nouveau, chouette !

Même abruptes, les montagnes sont cultivées en escaliers .

 

Un bon matin, à quatre heures précise , les parents ont pris la poudre d'escampette pour aller admirer le lever du soleil depuis un point de vue fabuleux. devant un tel spectacle, on est reste rêveur, admiratif et humble.

Ce trek du tour des Annapurnas est un des plus connus au Népal. J'ai eu la chance de le faire il y a 22 ans alors qu'il était peu fréquenté. Les montagnes n'ont pas bougées, ou pas à vue d'oeil, magnifiques, grandioses. Par contre le reste a inéxorablement changé. C'est devenu un sentier commerçant où vous êtes attendus pour ce que vous amenez, les devises. Ce trek vit sûrement ses dernières années, une route est en construction, elle va passer sur ce parcours et va rallier la Chine. Mais l'espace est tellement immense que de nouveaux parcours vont s'ouvrir.

Nous sommes satisfaits et comblés. Les enfants sont très forts dans leurs têtes, ils savent à présent qu'ils peuvent marcher deux semaines d'affilées, entre cinq et neuf heures par jours, avec du poids sur le dos. Quant à nous, nous nous sommes remusclés, décrassés .

 

Shana, elle, nage dans le bonheur. Nous devrions dire court dans le bonheur ! Elle a fait trois treks. De sa place de guide à l'avant du cortège, elle n'a eu de cesse, de venir rameuter les troupes en queue de peloton et de retourner aussi vite vers l'avant. Le soir venu, nous n'avions pas besoin de la border. Elle a fait preuve d'une grande intelligence vis-à-vis des chiens du cru. Elle a su mettre son coté dominante en standby, et a fait profil bas durant les marches. Et puis, bien sûr, l'excitation de rencontrer, mules, buffles, chèvres, chevaux, yack etc ....

Les habitants des montagnes sont très étonnés de la voir, elle fait forte impression.

Elle est devenue sûre de sa force et on est en droit de se demander si un brun de maturité ne pointerait-il pas le bout de son nez ?    Allélouia

Shana fait ses adieux à notre hôte d'une nuit à Gorepani.

 Après une marche de neuf heures destructrice pour les mollets car en descente abrupte tout du long, un bain réparateur dans une source chaude, chooooode, à "Tatopani" .

Et le lendemain, bien sûr, on reprends ce qu'on a donné la veille: de l'altitude.

Ah, c'est un métier de souffrir comme ça!

On devrait être payés.

En tous cas, les enfants nous ont impressionné par leur volontarisme.

                                                             
                         En Route pour     L'ASIE  CENTRALE   >